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Bird Box - Josh Malerman

couv59253745.jpgTitre : Bird box

 

Auteur : Josh Malerman

 

Résumé : Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions: rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

 

Mon avis : Le concept de l’auteur (nous décrire un monde apocalyptique sans jamais décrire ce qui en est responsable) est très intéressant et fonctionne très bien, mais je n’ai pas été complètement convaincue par cette lecture.

 

Josh Malerman raconte en fait son histoire en 2 temps : d’un côté, on découvre Malorie et ses deux enfants, qui n’ont pas de noms (elle les appelle « Garçon » et « Fille »). C’est assez perturbant, cette histoire de prénoms. Pourquoi ne leur en a-t-elle pas donné ? On comprend dans les dernières pages qu’elle considère qu’il n’y a pas de place dans leur vie pour un raffinement pareil. Le raisonnement en dit long sur le dénuement dans lequel les personnages ont vécu depuis que le monde s’est arrêté, 4 ans auparavant. On comprend qu’ils ont passé ces années seuls, enfermés dans une maison plongée dans le noir, n’ouvrant jamais les yeux les rares fois où ils s’aventuraient à l’extérieur, de peur d’apercevoir une de ces fameuses créatures qui rendent fou. De quoi devenir dingue de toute façon. J’ai trouvé Malorie extrêmement dure avec ses enfants : OK, ça leur a probablement sauvé la vie jusque-là, mais un peu de chaleur humaine entre les personnages en dehors des moments où elle leur apprend à écouter, ça aurait pu leur faire du bien aussi, à ces gosses. Quand le roman démarre, Malorie s’est résolue à s’aventurer à l’extérieur avec ses enfants à la recherche d’un refuge plus sûr, sachant qu’aucun d’eux ne pourrait jamais ouvrir les yeux avant d’être arrivés à bon port.

 

D’un autre côté, on suit en parallèle les débuts de cette espèce d’apocalypse. On retrouve Malorie quatre ans et demi plus tôt, avec sa sœur Shannon ; des nouvelles étranges sont décrites aux informations, des gens sont pris de folie meurtrière avant de se suicider violemment. Le seul point commun entre tous ces faits divers semble être que chacune des victimes aurait VU quelque chose avant de perdre l’esprit. Du coup, les gens commencent à sortir en se cachant les yeux et à barricader leurs fenêtres, avant de ne plus sortir du tout. Rapidement, Malorie, qui vient d’apprendre qu’elle est enceinte, se retrouve seule et contrainte à sortir de chez elle pour chercher un refuge. Elle réalise alors que le monde qui l’entoure a été clairement déserté. Arrivée au fameux refuge, elle commence à vivre au sein d’une communauté très restreinte, où on fait connaissance d’autres rescapés. C’est là qu’on commence à se poser la question qui ne nous lâchera plus avant la fin (à mon sens, plus importante que celle de savoir si elle va réussir à s’en sortir avec ses enfants) : si elle vivait avec plusieurs autres personnes, que leur est-il arrivé à tous ? A quel moment s’est-elle retrouvée seule avec deux enfants en bas âge ? Cette partie du roman est celle qui m’a le plus intéressée, j’ai trouvé Malorie plus intéressante à ce moment-là, et l’histoire de cette survie et des différentes hypothèses proposées par les personnages sur les créatures sont bien amenés.

 

L’écriture est fluide mais quelque chose dans le style de l’auteur, une forme de froideur et de distance avec les personnages m’a dérangée. Je n’ai jamais réussi à m’attacher à eux, à craindre pour leur vie. En revanche, le fait de ne jamais décrire les fameuses créatures est un super parti-pris, même si c’est très frustrant. La fin est assez ouverte et peut laisser présager d’une suite. Ce n’est pas le livre de l’année pour moi, mais il mérite quand même qu’on s’y attarde :)

En résumécloud_avatar_by_kezzi_rose-d1moi6s.gif   cloud_avatar_by_kezzi_rose-d1moi6s.gif  



20/11/2014
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